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La grande finale du concours artistique national sur le changement climatique qui a opposé les élèves et étudiants de douze départements du Congo, s’est tenue à Brazzaville. À l'issue des délibérations du jury, le département du Kouilou a reçu le prix gagnant pour la discipline peinture et celui des Plateaux pour la discipline théâtre. Un événement salué par Rodrigue Nguesso.


Un événement salué par Rodrigue Nguesso. La grande finale du concours artistique national sur le changement climatique qui a opposé les élèves et étudiants de douze départements du Congo, s’est tenue à Brazzaville.

La finale de ce concours a révélé une jeunesse congolaise déterminée à protéger son patrimoine naturel par le moyen de la peinture et du théâtre car, ces jeunes talents soutenus par le Fonds d’adaptation ont utilisé l’art pour sensibiliser et mobiliser le pays face aux défis climatiques.   


C’est avec à un appui de cinq milliards de FCFA du Fonds d’adaptation que le Congo met en œuvre un programme d’envergure pour fortifier la résilience climatique des habitants du Bassin du fleuve Congo.


‎Grâce au tableau de peinture « Le tribunal des générations futures », le département du Kouilou a remporté ce prix. Sur cette toile, on voit des enfants dans un tribunal décoré et au milieu d'eux, un globe terrestre fissuré par le feu à cause des déchets plastiques qui finalement gâchent ce beau décor. Une œuvre de sensibilisation interpellant les adultes sur la gestion des déchets plastiques.


‎« C’est une représentation des enfants de générations futures. Si nous aujourd'hui nous laissons les déchets partout, cela peut causer du mal à ceux qui viendront dans les générations prochaines », a expliqué le jeune lauréat Jordy Mengue.


‎Pour ce qui est du théâtre intitulé « Théâtre des Plateaux », les jeunes ont sensibilisé sur la préservation des ressources naturelles à travers une mise en scène dans laquelle un riche homme d'affaires « orgueilleux », après l'achat des terres, procède à une destruction massive des bois pour en construire ses usines qui, finalement, rendent malades les habitants de la contrée. ‎« Ce concours est une très bonne initiative. Il a impact positif sur la mentalité de la jeunesse. Bravo à l'Unesco pour simplication qui contribue à régler ce problème de changement climatique », a apprécié David Mbella, représentant de la pièce de théâtre du département des Plateaux.


‎Le deuxième et troisième prix en peinture ont été respectivement remportés par les départements de la Lékoumou et de la Likouala. Au théâtre par contre, le département de Brazzaville a occupé la deuxième place et celui de la Likouala la troisième.


‎Organisé par l'UNESCO et le Programme alimentaire mondial, avec la collaboration du gouvernement congolais à travers notamment les ministères de l'Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, des Finances et celui de l'Industrie culturelle, artistique et des loisirs, ce concours visait à renforcer la résilience des jeunes aux changements climatiques. ‎« Ce concours dépasse le cadre de la simple création. À travers la peinture et les théâtres, nos jeunes se révèlent être de véritables ambassadeurs du climat capables de transformer les données techniques en messages sensibles et percutants pour leur communauté »,a indiqué Arlette Soudan-Nonault, ministre de l'Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo.


‎Pour la représentante de l'Unesco au Congo, Fatoumata Barry Marega, a déclaré que : « L’éducation ne se limite pas aux salles de classe, elle se nourrit aussi de la culture, de la créativité et de l’expression artistique en transformant les connaissances scientifiques en messages accessibles et porteur d’émotion. A travers la peinture et le théâtre, les jeunes participants ont été invités à s’approprier des notions clés du changement climatique, à les relier aux réalités locales et à valoriser le patrimoine naturel du Congo ».


Et d'ajouter : « Je souhaite saluer avec une attention particulière les jeunes garçons, les jeunes filles. Vous êtes là, vous démontrez que la jeunesse corporelle est tellement consciente des enjeux climatiques et à renforcé cette coopération exemplaire et l'ensemble des valeurs, les leviers puissants pour répondre à l'urgence climatique et bâtir des sociétés plus résilientes ».


Dans son allocution, la ministre de l’Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Loisirs, Lydie Pongault, a réitéré l’engagement du gouvernement à faire de la culture un lévrier stratégique du développement durable, tout en rappelant que la culture artistique est au cœur des stratégies d’éducation, de citoyenneté et de protection de l’environnement. « Face à l’urgence climatique, il est nécessaire d’explorer tous les leviers capables de toucher les consciences. L’art par sa capacité à émouvoir, à questionner, à rassembler, constitue un outil puissant de sensibilisation en particulier auprès des jeunes générations. A travers le théâtre et les arts plastiques, ces élèves ont appris à observer leur environnement, à comprendre les enjeux climatiques et à traduire leur préoccupation […] A travers vos créations, vous nous rappeler que la lutte pour l’engagement climatique est une responsabilité collective qui commence ici et maintenant […] Les œuvres produits et messages portés, continueront à vivre notamment à travers les actions de valorisation et d’exposition afin de prolonger cette dynamique de sensibilisation auprès du grand public », a-t-elle rappelé.


Signalons que c'est pour la première fois qu'une initiative artistique de cette envergure a été portée par le financement du Fonds d’adaptation. Ce levier financier international, habituellement dédié à des infrastructures lourdes, reconnaît ici l’importance capitale de la sensibilisation humaine. Sans adhésion des populations, aucun projet technique ne peut durer. En misant sur les jeunes, le Congo investit sur ceux qui hériteront du Bassin du Congo.


Article de Fortuné Ibara publié le 16 janvier 2026

 
 

Les travaux du séminaire sur la régulation du numérique ont officiellement débuté le 12 janvier à Brazzaville, à l’initiative de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce). Pendant cinq jours, autorités publiques, régulateurs, experts internationaux et acteurs privés vont plancher sur la construction d’une vision congolaise adaptée aux enjeux technologiques contemporains. Une rencontre saluée par Rodrigue Nguesso.

 

Une rencontre saluée par Rodrigue Nguesso. Les travaux du séminaire sur la régulation du numérique ont officiellement débuté le 12 janvier à Brazzaville, à l’initiative de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques.

La rencontre vise à poser les bases d’une régulation moderne, anticipatrice et adaptée aux réalités congolaises, afin de renforcer la souveraineté technologique du pays et sa compétitivité dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Les échanges portent notamment sur la protection des citoyens dans l’espace numérique, la promotion d’une innovation responsable, la régulation des données et de l’Intelligence artificielle (IA), ainsi que le développement d’une finance numérique sûre et inclusive.


Initiateur de ces assises, le directeur général de l’Arpce, Louis-Marc Sakala, a insisté sur l’urgence d’agir face à l’accélération des innovations technologiques. « Les technologies évoluent plus vite que notre capacité à les réguler », a-t-il déclaré, appelant à une coordination renforcée entre les institutions publiques et les acteurs privés. Il a rappelé que la régulation de l’IA, de la blockchain, des crypto-actifs et des technologies satellitaires constitue un défi commun.


Ouvrant les travaux, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, a souligné que la régulation des donnée numériques et l’IA sont devenues des ressources stratégiques majeures, appelant une réponse politique « lucide, cohérente et responsable ». Il a rappelé que le Congo s’inscrit dans une dynamique de transformation numérique impulsée par le gouvernement. Le ministre a également annoncé qu’une stratégie nationale de l’IA est en cours d’élaboration, en partenariat avec le Centre africain de recherche en intelligence artificielle et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Les recommandations issues de ce séminaire viendront enrichir ce cadre stratégique appelé à orienter le développement et la régulation de l’IA dans le pays.


Le séminaire bénéficie de l’expertise de personnalités de renom, dont le Pr David Restrepo Amariles (HEC Paris), spécialiste de la finance numérique et de l’IA, et le Pr Grégory Lewkowicz (Université libre de Bruxelles), membre du Comité européen de l’IA. D’autres interventions porteront sur les technologies satellitaires et les expériences comparées de régulation.


À l’issue des cinq jours de travaux, les participants ambitionnent de dégager une vision partagée et des orientations concrètes pour bâtir une régulation numérique intelligente, inclusive et souveraine, capable d’accompagner durablement le développement économique et social du pays.


Article de Fiacre Kombo publié le 13 janvier 2026 sur adiac congo

 
 

Arrivée en République du Congo dans le cadre de la remise du matériel sanitaire à quelques établissements de santé, la délégation italienne conduite par le ministre de la Santé, Orazio Schillaci, a échangé le 9 janvier à Brazzaville avec le président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Une rencontre saluée par Rodrigue Nguesso.


La délégation italienne conduite par le ministre de la Santé, Orazio Schillaci, a échangé le 9 janvier à Brazzaville avec le président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Une rencontre saluée par Rodrigue Nguesso.

La République du Congo a signé, en novembre 2024, un accord dans le domaine médical avec le gouvernement italien. A travers cet accord, le Congo va bénéficier d’un financement de 236 millions d’euros, soit environ 150 milliards FCFA destinés à la réhabilitation et à l’amélioration des performances des structures sanitaires en République du Congo. Il s’agit d’un nouveau palier dans la matérialisation du Plan Mattei. «En premier lieu, je voudrais remercier le président de la République du Congo pour cet accueil et aussi pour son implication personnelle dans la coopération avec la République d’Italie, particulièrement en ce qui concerne le plan Mattei, et c’est ce qui nous conduit jusqu’ici. Nous avons eu l’occasion aujourd’hui de visiter deux hôpitaux, l’hôpital Mère et enfant dans lequel il y a eu des restructurations et l’installation d’un matériel de très haute technologie pour la néonatologie et pour la réanimation. Le second hôpital est celui de Makélékélé, où nous avons pu remarquer qu’on a créé un espace dans lequel ont été installés des appareils de très haute technologie pour la thérapie intensive », a expliqué le ministre italien de la Santé, Orazio Schillaci.


Selon lui, la médecine moderne n’a pas besoin uniquement de la technologie innovante, mais aussi de la formation de qualité pour permettre au personnel de pouvoir répondre aux besoins les plus pressants de la population malade.


Pour le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, qui avait signé cet accord de financement, il s’agit d’un pas important qui vient d’être lancé dans le cadre de la concrétisation du Plan Mattei. « Aujourd’hui, il faut magnifier l’élan de coopération qui est en train de se dessiner parce qu’il vous souviendra qu’en janvier 2024, sur instruction du président de la République, j’avais pris part au Forum Congo-Italie qui avait lancé le Plan Mattei pour l’Afrique, plan auquel le Congo s’inscrit pleinement à travers la voix la plus autorisée puisqu’il s’agissait de celle du président de la République », s’est-il réjoui.


Il a également rappelé qu’en marge de ce forum, le ministère de la Coopération internationale avait signé un contrat en partenariat public-privé sous la forme d’une délégation des services publics dans le domaine de la santé avec la société Altea. « A la faveur de la signature de cet accord, nous avons engagé des discussions importantes avec l’Agence de coopération italienne et, bien entendu, avec le ministère de la Coopération italienne.  Et la conclusion de l’ensemble de ces négociations avait permis la signature, en novembre 2024, d’un accord important dans le domaine médical avec le gouvernement italien. À la faveur de la signature de cet accord, le Congo avait bénéficié d’un financement de 236 millions d’euros à un taux très concessionnel, puisque c’était un financement à taux zéro avec une période de grâce de 10 ans remboursable sur 18 ans », a expliqué Denis Christel Sassou N’Guesso.


A travers les premiers matériels reçus, les services d’urgence de l’hôpital de base de Makélékélé et de l’hôpital Mère et enfant Blanche Gomes se sont renforcés davantage. Cette opération de remise du matériel dans les hôpitaux va se poursuivre, dans les tout prochains jours, dans les sept autres hôpitaux concernés. Le but est de renforcer l’offre de santé en République du Congo. Une grande satisfaction du ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara. « Nous nous réjouissons de ce que nous bénéficions aujourd’hui de cette coopération au niveau des services des urgences et de la néonatologie. Cela se passe dans neuf établissements de façon simultanée. L’autre volet de cette coopération, c’est la formation du personnel qui va utiliser ce matériel. Cette formation va se dérouler en deux phases : il y a une formation des utilisateurs de ce matériel sur le terrain. La deuxième phase consiste à la construction d’une école de maintenance de ce matériel, donc une formation diplômante pour que nous ayons des maintenanciers dans les hôpitaux », a-t-il déclaré.  


Article de Parfait Wilfried Douniama publié le 10 janvier sur adiac congo

 
 

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