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Un trésor écologique au cœur du POOL, dédié à la réintroduction des gorilles en milieu naturel. Pour en savoir plus : Site web officiel


Rodrigue Nguesso. Le sanctuaire à gorilles de Lesio-Louna : une aventure inoubliable au cœur de la richesse de la faune sauvage du Congo Brazzaville. Rodrigue Nguesso

Le Sanctuaire à Gorilles de Lesio-Louna, niché dans les vallées paisibles des rivières Lésio et Louna, à seulement 150 kilomètres de Brazzaville, est un havre de paix pour l'une des espèces les plus majestueuses et menacées d'Afrique ; le gorille. Créé en 1993, cet espace unique, fruit de la collaboration entre le gouvernement congolais et la Fondation Aspinall, s'étend sur une surface de 440 km2 au sein de la Réserve Naturelle de la Léfini...


Un projet pionnier de réintroduction des gorilles 


L'origine de ce sanctuaire remonte aux années 80, lorsque Madame Leroy, une expatriée française, a pris l'initiative de recueillir des gorillons vendus illégalement à Brazzaville. Face à la difficulté croissante de gérer ces orphelins dans son espace restreint, elle a fait appel au milliardaire anglais John Aspinall, célèbre défenseur de la faune sauvage, pour lui apporter un soutien. Ensemble, ils ont lancé un programme de protection des gorilles, menant à la création du Projet Protection des Gorilles (PPG) en 1987. En 1994, les premiers jeunes gorilles, recueillis après avoir été victimes de braconnage, ont été transférés dans la Réserve de Lesio-Louna. Ce projet pionnier de réintroduction en milieu naturel a marqué une première mondiale. Malgré les défis initiaux, l'habituation des gorilles s'est avérée prometteuse, ouvrant la voie à la réussite actuelle du programme.


Une aventure écologique au coeur du Congo


Le sanctuaire est non seulement une vitrine de conservation de la biodiversité, mais aussi une destination touristique de choix pour les amoureux de la nature et de la faune sauvage. Le site est accessible par voie terrestre ou fluviale, et offre une immersion complète dans un écosystème riche et préservé. En parcourant ses sentiers, les visiteurs ont l'occasion unique d'observer de près des gorilles dans leur environnement naturel, tout en découvrant l'importance des efforts déployés pour protéger cette espèce menacée.


Un voyage engagé pour la conservation


Le Sanctuaire de Lesio-Louna est bien plus q'une destination touristique. Il incarne I'engagement écologique du Congo et de ses partenaire internationau dans la protection des gorilles et la lutte contre le braconnage. Grâce à cette initiative, les visiteurs participent indirectement à la sauvegarde d'une espèce emblématique du bassin du Congo.

Avec ses 173 000 hectares de paysages sauvages, ses cours d'eau et ses falaises imposantes, le Sanctuaire à Gorilles de Lesio-Louna vous offre un voyage inoubliable au coeur de la nature congolaise, tout en contribuant à la préservation de la faune pour les générations futures.


Article paru dans Le Grand Magazine

 
 
  • Photo du rédacteur: Rodrigue Nguesso Officiel
    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 4 févr. 2025
  • 2 min de lecture

La ministre de l'Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a reçu en audience le 27 janvier à Brazzaville la présidente de la Fondation de la Mer, Sabine Roux de Bézieux, pour échanger sur les enjeux cruciaux liés à la préservation de l'océan, à la biodiversité marine ainsi que sur le rôle des ONG  dans la protection de l'environnement au Congo.


Rodrigue Nguesso. La ministre de l'Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a reçu en audience le 27 janvier à Brazzaville la présidente de la Fondation de la Mer, Sabine Roux de Bézieux, pour échanger sur les enjeux cruciaux liés à la préservation de l'océan, à la biodiversité marine ainsi que sur le rôle des ONG  dans la protection de l'environnement au Congo. Rodrigue Nguesso

Le Congo et la Fondation de la Mer ont exprimé leur volonté de continuer à travailler ensemble pour développer des solutions innovantes en renforçant la résilience des communautés côtières face aux défis environnementaux croissants. Cette résilience côtière consistera à renforcer la capacité des communautés à rebondir après des événements dangereux tels que les ouragans, les tempêtes côtières et les inondations, plutôt que de simplement réagir aux impacts.


En effet, au Congo-Brazzaville, l’océan recouvre 70% de la surface terrestre. Il constitue l’un des plus grands puits de chaleur de la planète, absorbant 90 % de l'excès de chaleur dû au changement climatique. Puits de carbone très efficace, il emprisonne également 23 % des émissions de CO2 d'origine humaine.


Réservoir principal du cycle de l'eau, l'océan est donc intimement lié au climat via ses échanges permanents avec l'atmosphère. Or, sous l'effet du réchauffement climatique, ce cycle a tendance à s'accélérer et à provoquer plus d'événements climatiques extrêmes : précipitations, sécheresses, cyclones…


Relatif à la régulation du climat, de la biodiversité marine et de la production de ressources alimentaires. « Nous avons discuté sur l'importance de l'océan et le rôle des ONG, la manière dont les ONG pouvaient travailler avec l'État, les collectivités territoriales et avec chaque citoyen ainsi qu’avec les entreprises », a déclaré Sabine Roux de Bézieux, présidente de la Fondation de la Mer. L’autre point clé qui a marqué ces échanges a été le rôle des ONG dans le développement durable et la protection de l'environnement. Sur ce, la ministre a évoqué l'importance de la coopération entre les ONG, l'État et les collectivités territoriales pour renforcer les actions en faveur de la préservation des ressources naturelles du pays.


Les deux personnalités ont également posé les bases d'une collaboration renforcée entre l'État et les organisations internationales pour la préservation de l'océan et du climat, deux enjeux majeurs pour l'avenir du bassin du Congo et de la planète en faveur des ressources naturelles. C’est ainsi que Sabine Roux a partagé l'expérience de la Fondation de la Mer dans le soutien des initiatives locales, en soulignant l'importance de la sensibilisation et de la formation des communautés locales pour garantir des actions efficaces et durables.


Signalons que la Fondation de la Mer a été créée en 2015 pour répondre à l'urgence climatique et à la dégradation de la vie dans l'océan, soutenir  certains acteurs locaux, mettre en œuvre ses propres programmes pour protéger la biodiversité marine et lutter contre les pollutions en mer. Celle-ci a mené des actions pour protéger l'océan,  notamment la biodiversité, lutter contre les pollutions, éduquer et sensibiliser, soutenir la recherche et l'innovation  et impliquer les entreprises.


Aricle de Fortuné Ibara publié le 28 janvier 2025 sur adiac congo

 
 
  • Photo du rédacteur: Rodrigue Nguesso Officiel
    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 3 févr. 2025
  • 4 min de lecture

Organisée par l’association des maitres de chants (AMC), que préside Romain Bouesso Samba, sous le parrainage du ministère de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, la première édition de la transcription musicale de la rumba congolaise, lancée le 14 décembre 2024, a fermé ses portes, le samedi 25 janvier, à l’Institut français du Congo (IFC).


Rodrigue Nguesso. Organisée par l’association des maitres de chants (AMC), que préside Romain Bouesso Samba, sous le parrainage du ministère de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, la première édition de la transcription musicale de la rumba congolaise, lancée le 14 décembre 2024, a fermé ses portes, le samedi 25 janvier, à l’Institut français du Congo (IFC). Rodrigue Nguesso

La cérémonie de clôture qui s’est déroulée en présence d'Emeraude Kouka, conseiller aux arts et aux lettres, représentant la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, du secrétaire général de la Commission nationale congolaise pour l’Unesco, et de bien d’autres invités de marque, a été agrémenté par un concert de restitution. Les œuvres qui ont fait l’objet de cette restitution sont les suivantes : “Problème sur problème” de Roga-Roga ; “Likasu” de Quentin Moyasco ; “L’oublie” de Doudou Copa ; “Masuwa” de Pamelo Mounka ; “Louzolo” de Franklin Boukaka ; “Aimé wa bolingo” d'Edo Ganga ; “Makambo mibale” de Kosmos Mountouari ; “Moustique” de Zoba Zao Casimir ; “Missengue” de Pierre Mountouari ; “Yatama” de Fernand Mabala.


Dans son adresse, le président de l’AMC, Romain Bouesso Samba, a indiqué que l’AMC a tenu la première édition de la transcription musicale de la rumba congolaise, du 14 décembre 2024 au 25 janvier 2025 à la préfecture du département de Brazzaville, au Cercle culturel Sony Labou Tansi et à l’IFC. « La musique reconnue comme héritage de nos ancêtres et patrimoine immatériel de l’humanité est de nos jours mesurée aux défis techniques liés à l’évolution des styles musicaux et des outils numériques. Au Congo, la sauvegarde des œuvres musicales se fait plus par des mécanismes de l’oralité, alors qu’il se pose un réel problème de transcription sur partition des chansons et leurs orchestrations en vue d’une conservation fiable des hauteurs et des durées des sons », a-t-il déclaré.


Romain Bouesso Samba a rappelé que durant un mois et demi d’échanges et de travail, ils ont exploré en profondeur la rumba congolaise dans son contexte purement rythmique, mélodique et orchestral, tout en relevant les défis liés à sa transcription. Précisant également que la rumba congolaise, véritable trésor, n’est pas seulement une musique, c’est une mémoire vivante, un récit sonore qui raconte l’histoire du peuple congolais, de ses luttes, de ses espoirs et de ses victoires. En effet, nonobstant la transcription musicale des chansons qui ont marqué la rumba congolaise depuis la nuit des temps, ce séminaire a été ponctué d’une formation de quinze jeunes en matière de transcription musicale assistée à ordinateur, et d’un cadre de réflexion où les panelistes de la trompe des enseignants chercheurs des universités, et d’enseignant d’éducation musicale ont su transmettre non seulement leurs savoirs, mais aussi leur amour pour cet art complexe et fascinant. Ce partage marque une étape importante dans l’acquisition de compétences essentielles à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.


Inscrire la musique congolaise dans l’histoire universelle


Cette édition, poursuit Romain Bouesso Samba, n’est pas une fin en soi, mais le début d’une aventure collective pour documenter, sauvegarder et valoriser la rumba congolaise. La transcription est un outil puissant pour inscrire la musique congolaise dans l’histoire universelle, tout en garantissant sa pérennité dans la mémoire collective. Enfin, Romain Bouesso Samba, a exprimé sa profonde gratitude envers tous ces jeunes musiciens congolais ayant accepté de tenter cette belle expérience en faisant usage des outils informatiques modernes qui permettent de transcender les méthodes traditionnelles de transcription musicale.


Prenant la parole au nom de la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Emeraude Kouka a indiqué que l’atelier de transcription musicale de la rumba congolaise, organisé par l’AMC et porté avec détermination par Romain Bouesso, marque une étape significative dans la mise en lumière et la valorisation de cet art musical, véritable joyau du patrimoine congolais. « La rumba congolaise, riche de son histoire et de ses rythmes envoûtants, est bien plus qu’une expression artistique : elle est le reflet de notre identité, de nos luttes et de nos aspirations… La transcription musicale de la rumba congolaise répond à une double exigence : d’une part, celle de préserver la richesse de notre patrimoine musical pour les générations futures ; d’autre part, celle de contribuer à la reconnaissance universelle de la créativité et du génie congolais », a déclaré le conseiller aux arts et aux Lettres.


Pour lui, cet atelier, par son approche méthodique et collaborative, a jeté les bases d’un corpus structuré et documenté, accessible tant aux praticiens qu’aux chercheurs. « Nous savons que la rumba congolaise, grâce à ses mélodies et à ses textes, traverse les frontières, touche les cœurs et bâtit des ponts entre les peuples. Elle est un formidable vecteur de paix et d’unité, à l’image de la vision du Président de la République. Il nous revient donc, à tous, de continuer à la promouvoir, de l’enrichir et de la transmettre », a souligné Emeraude Kouka.


Créée en 2011 sous le régime de la loi du 1er juillet 1901, l’AMC, en sa qualité de membre à la Commission nationale congolaise pour l’Unesco, focalise ses actions sur la formation, les spectacles et la promotion de la culture africaine. Ses objectifs sont, entre autres de contribuer au développement socioculturel du Congo ; de renforcer les capacités des acteurs des musiques traditionnelles, contemporaines et sacrées.


Article de Bruno Zéphirin Okokana publié le 29 janvier 2025 sur adiac congo

 
 

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