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  • Photo du rédacteur: Rodrigue Nguesso Officiel
    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 20 janv. 2025
  • 3 min de lecture

Décédé le 2 janvier à Brazzaville à l’âge de 76 ans, l’ancien secrétaire d’Etat à la Coopération, Pascal Gayama, a reçu les hommages de la République le 18 janvier avant son inhumation sur place.

Rodrigue Nguesso. Décédé le 2 janvier à Brazzaville à l’âge de 76 ans, l’ancien secrétaire d’Etat à la Coopération, Pascal Gayama, a reçu les hommages de la République le 18 janvier avant son inhumation sur place. Rodrigue Nguesso

Les corps constitués nationaux, notamment les ministres, parlementaires, présidents des institutions, diplomates congolais, parents, amis et connaissances, ont témoigné de leur reconnaissance à Pascal Gayama, ce diplomate chevronné, en présence du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, qui a déposé une gerbe de fleurs devant le cercueil contenant le corps sans vie de son ancien collaborateur avant d’exprimer sa compassion à la famille éplorée.


Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso, dans l’oraison funèbre, a retracé la carrière exemplaire de ce diplomate émérite. Selon lui, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Organisation de l’unité africaine s’est distingué par son humilité, sa rigueur et son perfectionnisme. « Oui, de M. Pascal Gayama nous connaissions tous le diplomate chevronné, mais nombreux d’entre nous ignoraient qu’il fut d’abord un excellent et rigoureux journaliste. Il se perfectionna à Paris, notamment au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris et à l’Office de la radiodiffusion télévision française entre 1966 et 1968. Grâce à son professionnalisme et à ses qualités exceptionnelles, sa carrière prit un essor remarquable le menant au poste de directeur de la Télévision congolaise en 1972, puis directeur de cabinet du ministre de l’Information, de la Culture, des Sports et des Arts », a-t-il rappelé.


Denis Christel Sassou N’Guesso a également salué les contributions de Pascal Gayama au rayonnement culturel du Congo, notamment son rôle déterminant dans la candidature réussie de Brazzaville pour accueillir le siège du Festival panafricain de musique. « Après avoir donné le meilleur de lui-même en tant que journaliste, Pascal Gayama choisit d’élargir ses horizons professionnels. En 1973, il entreprit une formation en relations internationales à Paris où il obtint également un diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris, sciences po, enrichissant ainsi son parcours d’une nouvelle expérience », a-t-il témoigné.


Né le 5 novembre 1949 à Moloundou, une commune du Cameroun, située dans la région de l’Est, Pascal Gayama a achevé son parcours professionnel au grade de ministre plénipotentiaire hors échelle. Âgé de 76 ans, il laisse une veuve et sept enfants.


Ils ont témoigné


Raphaël Dieudonné Maboundou : « J’ai eu le privilège de travailler avec lui à la mission permanente du Congo auprès des Nations unies et il a eu à présider le Conseil de sécurité. La première année, c’était l’ambassadeur Basile Ikouébé, qui a présidé le Conseil, mais lorsqu’il est nommé ministre, c’est l’ambassadeur Pascal Gayama qui prend la relève. Il avait cette capacité de dire les choses en peu de mots mais sans pourtant heurter une personne ou un Etat-membre ».


Roger Julien Menga : « Nous avions eu un destin commun. Le jour où le chef de l’Etat m’a honoré en me nommant ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Canada, c’est le même jour justement qu’il nommait l’ambassadeur Pascal Gayama au Royaume-Uni. C’est dire que le destin de deux hommes à la fin de sa vie était vraiment un destin commun. C’est dans ces moments-là que j’ai appris à rester ensemble avec Gayama et à apprécier les qualités de l’homme, les qualités du diplomate, les qualités de père de famille qui était Pascal Gayama ».


Article de Parfait Wilfried Douniama publié le 19 janvier 2025 sur adiac congo

 
 
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    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 17 janv. 2025
  • 3 min de lecture

Dans le cadre de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui se tiendra du 22 février au 1er mars au Burkina Faso, les organisateurs ont dévoilé, le 10 janvier, la liste officielle des films retenus dans plusieurs catégories, reflétant la richesse et la diversité des cinémas d’Afrique et de la diaspora.

Rodrigue Nguesso. Dans le cadre de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui se tiendra du 22 février au 1er mars au Burkina Faso, les organisateurs ont dévoilé, le 10 janvier, la liste officielle des films retenus dans plusieurs catégories, reflétant la richesse et la diversité des cinémas d’Afrique et de la diaspora. Rodrigue Nguesso

Portée sur la thématique « Cinéma d’Afrique et identités culturelles », la sélection met en lumière  deux cent trente-cinq  films parmi  mille trois cent cinquante-et-un soumis, issus de quarante-huit pays. Dans le cas des deux rives du fleuve Congo, on note : « A quand l’Afrique ? », un documentaire de 96 minutes du réalisateur Franco-Congolais David Pierre Fila, sélectionné dans la catégorie Panorama. Ce film nous emmène au cœur de l’Afrique, au centre du berceau des Bantous là où les seules richesses en dehors des hommes se trouvent dans le sol, le bois, l’or  et le diamant. Il dessine une fresque peuplée de visages et de voix qui façonnent et racontent le paysage et le territoire qui se vide de ses ressources du sous-sol, mais dont la part enfouie refait surface à chaque instant. Les personnages racontés par l’auteur ont tous quelque chose à dire et un monde qui est encore en eux à montrer. Conçu comme un récit de voyage plutôt léger et poétique, le film est le fruit d’une inquiétude politique et d’un déchirement intime. Sortie en 2024, l’œuvre a été réalisée avec un sentiment d’urgence et de nécessité absolue  pour  parler de l’espoir, de faire résonner une promesse d’apaisement sur le présent et un élan pour l’avenir, pour la jeunesse africaine.


« Tongo Saa » de Nelson Makengo fait partie de la compétition documentaire long métrage. Etalé sur 95minutes de visualisation, le film tourné en lingala et sorti l’an dernier dresse un portrait plein d’émotions des habitants de la capitale de la République démocratique du Congo, confrontés à des défis de la vie quotidienne. Ils font face à des pannes d’électricité en continu et des inondations. La population issue des quartiers les plus défavorisés manque cruellement de son confort. Elle doit redoubler de prudence tous les soirs face aux bandits et aux violeurs dans la pénombre. Ce documentaire à la fin relativement heureuse nous dépeint un hymne à l’esprit d’entraide et de communauté où une humanité résiliente persiste malgré d’indicibles épouvantes qui peuvent rythmer un quotidien marqué par la précarité.


Par ailleurs, « Lobi  ekosimba»  (Demain ça ira), d’Eli Mamene, est placé dans la catégorie compétition shorts. D’une durée d’environ 15minutes, ce film raconte l'histoire de la résilience et de la résistance des habitants de Goma, une ville de l'Est de la République démocratique du Congo coupée du monde par la guerre depuis plusieurs décennies.

Cette sélection est la preuve de la bonne santé du cinéma  congolais qui s’inscrit de plus en plus dans la diversité sans perdre sa nature et sa singularité captivante. D’après le comité d’organisation, parmi les films sélectionnés, certains seront projetés en première mondiale. « La particularité de cette édition, c’est la quantité et la qualité des films. Pour la première fois dans l’histoire du Fespaco, nous avons exigé que les inscriptions soient payantes. Malgré cela, de nombreux réalisateurs et producteurs ont envoyé beaucoup de films. Il y a de l’engouement. Au regard du nombre de personnes accréditées, nous savons que cette édition sera grandiose. Tout réalisateur ou producteur rêve de faire sa première mondiale au Fespaco. C’est une manière de faire un pèlerinage dans le temple des grands du cinéma africain. Au-delà », a-t-il laissé entendre.


Le Fespaco est l'un des plus grands festivals de cinémas en Afrique. Créé en 1969, il favorise la diffusion de toutes les œuvres du cinéma africain, permet les contacts et les échanges entre professionnels du cinéma et de l'audiovisuel, et contribue à l'essor, au développement et à la sauvegarde de ce cinéma, en tant que moyen d'expression, d'éducation et de conscientisation.


Article de Divine Ongagna publié le 16 janvier 2025 sur adiac congo

 
 
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    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 16 janv. 2025
  • 2 min de lecture

Le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, s’est entretenu le 14 janvier, à Brazzaville, avec le secrétaire du Saint-Siège chargé des relations avec les Etats et les organisations internationales, Mgr Paul Richard Gallagher.


Rodrigue Nguesso. Le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, s’est entretenu le 14 janvier, à Brazzaville, avec le secrétaire du Saint-Siège chargé des relations avec les Etats et les organisations internationales, Mgr Paul Richard Gallagher. Rodrigue Nguesso

Les deux personnalités ont évoqué divers sujets liés au renforcement de la coopération entre le Congo et le Vatican. Il s'est agi notamment de la commission mixte chargée d’évaluer l’application de la mise en œuvre de l’accord-cadre entre la République du Congo et le Vatican, la canonisation du cardinal Emile Biayenda, et la création d’un nouveau cardinal en République du Congo.


« C’est une visite régulière en vue de renforcer les relations diplomatiques qui existent entre la République du Congo et le Saint-Siège et, aussi, l’intérêt, l’attention que le Saint-père François voudrait montrer vers l’Eglise catholique ici, et toute la société congolaise. Je suis venu pour avoir des contacts, des entretiens avec les autorités », a déclaré Mgr Paul Richard Gallagher au sortir de l’audience.


« Nous avons justement eu l’honneur d’avoir un entretien avec le président de la République, et de participer au lancement de la commission mixte pour l’application de l’accord-cadre entre la République du Congo et le Saint-siège.  Cela nous permet de faire avancer les travaux pour appliquer cet accord au bénéfice des Congolais, de consolider la position juridique de l’Eglise catholique et d’aider tous les hommes et femmes de bonne volonté, de collaborer ensemble pour faire avancer certains dossiers », a ajouté le secrétaire du Saint-Siège chargé des relations avec les Etats et les organisations internationales.


Dans le processus de mise en œuvre de l’accord-cadre entre le Congo et le Saint-Siège, une commission mixte de suivi a été mise en place. Signé en 2017, à l’occasion de la visite du secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, l’accord-cadre entre le Saint-Siège et la République du Congo est entré en vigueur en 2019.


Concernant la canonisation du cardinal Emile Biayenda et la création d’un nouveau cardinal en République du Congo, Mgr Paul Richard Gallagher a expliqué que c’est une question complètement réservée au Saint-Père. « Je transmettrai aussi au Saint-Père François le désir, l’ambition du Congo, de son peuple et des autorités de voir élevé au dignité de cardinal un prélat de votre pays », a assuré Mgr Paul Richard Gallagher.


Mgr Paul Richard Gallagher est secrétaire du Vatican pour les relations avec les Etats et les organisations internationales depuis 2014. Il a été ordonné prêtre en 1977. La diplomatie humanitaire, la paix dans le monde et le rayonnement de l’Eglise catholique figurent parmi ses domaines d’action.


Article d'Yvette Reine Nzaba publié le 15 janvier 2025 sur adiac congo

 
 

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